Un changement de voie devenu une évidence
Avant de devenir artisan d'art vitrailliste, maître verrier, j'ai exercé pendant 27 ans comme juriste.
Ce métier m'a appris la rigueur, l'écoute, l'attention aux détails et le respect des engagements pris. Mais, avec le temps, j'ai ressenti le besoin de travailler la matière, de créer de mes mains et de donner davantage de place à l'artisanat dans mon quotidien.
J'ai alors choisi le vitrail. Pendant trois ans, j'ai suivi une formation tout en poursuivant mon activité professionnelle. J'y ai découvert des techniques artisanales, un savoir-faire exigeant, à la croisée de l'art, de la technique, du patrimoine et de la lumière.
Depuis, l'atelier est devenu le lieu où se rejoignent ces deux exigences : la précision du geste, l'écoute attentive de chaque projet et la sauvegarde des pièces authentiques.
Un artisanat d'art, pas une production industrielle
Le vitrail demande du temps. Il impose de regarder, de comprendre, de mesurer, puis d'agir avec justesse. Je n'utilise pas de procédé industrialisé ou mécanisé pour remplacer le travail de l'œil et de la main. Chaque pièce est façonnée dans les Hauts-de-France : découpe du verre, choix des textures, mise en plomb, soudure à l'alliage plomb-étain, nettoyage, ajustement et finitions.